À l’approche de son premier anniversaire, le Royalmount, mégacentre commercial de luxe de Montréal, suscite toujours débats et curiosité. Si les boutiques haut de gamme comme Gucci ou Saint Laurent attirent peu en semaine, le site se transforme en véritable fourmilière les week-ends pluvieux, où familles et consommateurs affluent vers ses restaurants, salles de jeux et espaces de divertissement.Pour Andrew Lutfy, PDG de Carbonleo, l’objectif reste clair : créer une expérience de vie où le magasinage se combine avec gastronomie, loisirs et événements thématiques. Yoga, festivals culinaires et soirées branchées rythment déjà la programmation, confirmant l’orientation « lifestyle » voulue par les promoteurs.Les analystes demeurent prudents face au contexte économique mondial et au poids grandissant du commerce en ligne. Mais le Royalmount n’est pas qu’un centre commercial : il s’inscrit dans un projet de plus de deux millions de pieds carrés mêlant bureaux et futurs logements, bien que certains critiquent l’absence de logements sociaux et l’impact potentiel sur la circulation.Avec l’arrivée prochaine de Rolex et Tiffany & Co., le Royalmount vise à s’imposer comme destination incontournable pour une clientèle à la fois locale et internationale, entre luxe, loisirs et consommation « démocratisée ».

